Francis Cossu, La Marseillaise 16.04.2002

"Après sans, où tout est donné à voir et à entendre par la seule présence des danseurs, j'ai eu envie que lumière et son interviennent comme des éléments de jeu", note Martine Pisani à propos de cet opus abouti qu'elle considère néanmoins comme la première étape de sa prochaine création. Un jeu entre le spectacle et les spectateurs aussi : "La pièce s'adresse constamment à ceux qui la regardent, il n'y a pas d'intéractivité au sens propre, mais le spectateur est un des acteurs de Ce que je regarde me regarde".

Enfin un jeu à l'œuvre jusque dans le rapport entre les corps : "En architecture, le jeu est un espace vide entre deux éléments d'une construction", remarque-t-elle avant de lâcher, dans un sourire, "et puis c'est un jeu aussi avec la vie, parce que ce n'est pas toujours vrai : ce que je regarde, hélas, ne me regarde pas forcément !"

On l'aura compris, comme la majorité des artistes invités par Marseille Objectif Danse cette année, Martine Pisani interroge, via la présence du corps, la notion de représentation sans pour autant évacuer le mouvement dansé au profit de sa seule idée. La patte de Martine Pisani ? Une danse sobrement abstraite et douce comme un sourire.

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